Jusqu'au bout, Anthony Marchand et Romain Attanasio auront dû batailler pour résister à la menace de Thierry Chabagny et Christopher Pratt (Gedimat). Mine de rien c’était important puisqu'il s'agissait de satisfaire à l'objectif annoncé en début d'année par le skipper de Bretagne - Crédit Mutuel Performance, à savoir : "finir dans les cinq premiers de la Transat et de la Solitaire, sans quoi je serais déçu". Pas de déception pour Anthony Marchand donc, qui prouve avec cette course qu'il est au niveau des espérances mises en lui... c'est-à-dire des meilleurs.
Toujours bien placé tout au long de la course - pour résumer en permanence dans le groupe des premiers chasseurs de Cercle Vert et Nacarat qui ont logiquement terminé premier et deuxième hier dimanche à Saint Barth', Anthony et Romain ont donc rempli leur contrat sur cette Transat marquée par un anticyclone des Açores stabilisé très sud et qui a obligé la flotte à une route particulièrement "basse" et longue. En bons régatiers soucieux de ne pas donner d'arguments à leurs adversaires, les deux marins de Bretagne - Crédit Mutuel Performance n'ont d'ailleurs avoué qu'à leur arrivée qu'ils avaient déchiré leur grand spi neuf trois jours après le départ ! Or il faut savoir que le règlement n'autorise que trois spis à bord des Figaro : un petit pour la brise et les allures portantes serrées et deux grands, sachant que le deuxième ne peut pas être un neuf. C'est donc avec un "vieux" spi et un spi réparé en pleine mer que les deux hommes ont réussi à conquérir cette jolie cinquième place "mais par moments c'était vraiment dur de tenir les autres en vitesse, notamment Banque Populaire et Macif (3e et 4e, ndr). Il a fallu s'employer".
7,19 nœuds de moyenne
Anthony Marchand et Romain Attanasio ont passé énormément de temps à la barre pour cela. Sur 22 jours et demi de mer, ils n'ont pu manger que cinq fois ensemble... cela donne une idée du travail qu'il y a eu à bord ! Au final, Bretagne - Crédit Mutuel Performance termine à moins de 4 heures du vainqueur et affiche une moyenne de 7,19 noeuds contre 7,25 noeuds pour le premier, à savoir le Cercle Vert de Gildas Morvan et Charlie Dalin... à qui Romain et Anthony n'ont pas manqué de rendre un hommage appuyé.
Une chose est certaine : Anthony Marchand aura eu le temps, pendant ces trois semaines de mer, de connaître un peu mieux le bateau (rappelons que celui qu'il utilisait l'an passé est désormais entre les mains du skipper Espoir, Corentin Horeau). Et ce sera forcément utile dans la perspective de La Solitaire du Figaro. Un détail ? Mais en Figaro, tout se joue sur des détails ! Les vainqueurs d'hier ont d'ailleurs été les premiers à le répéter.
Ils ont dit
Anthony Marchand
"Les dernières heures étaient un peu stressantes car Gedimat n'était pas très loin et on voulait absolument garder notre cinquième place. On avait dit avant le départ qu'au-delà de cinquièmes nous serions déçus, donc on se battait pour ça. Il s'est passé un truc étonnant à une dizaine d'heures de l'arrivée : on a vu un début de tornade avec un mur d'eau qui s'approchait de nous et qui est passé cinq mètres devant le bateau ! A part ça, cette Transat a été incroyable, on a à peu près tout eu entre le mauvais temps, le spi déchiré au large du Portugal, l'épisode des algues innombrables qu'il fallait retirer en permanence de la quille et des safrans, cette tornade qui n'est pas dans les manuels... Il a fallu de la volonté et on en a eu ! On a eu la niaque ! L'ambiance à bord était très bonne, vers la fin on a pu commencer enfin à partager des bons moments alors que la majorité de la course, c'était surtout de la prise de relais entre nous, on ne faisait quasiment que se croiser. Mais dans les derniers jours, on a été enfin un peu ensemble sur le pont, à raconter nos histoires... mais ce qui est dit à bord reste à bord !"
Romain Attanasio
"L'arrivée était géniale : on avait du vent au largue serré, on a pris une douche. A cinq milles de l'île, on était à fond ! Ensuite quand on commence à distinguer l'île, on était un peu soulagés parce qu'on avait distancé un peu Gedimat, qui nous menaçait clairement la nuit précédente. C'est toujours délicat l'arrivée sur une île, il faut bien gérer la navigation, les cailloux... Maintenant, on a vraiment envie de discuter avec les vainqueurs. On se demande comment ils ont fait. Ils ont réussi à passer très près de la dorsale sans être ralentis. C’était très courageux et tactiquement, vraiment bien joué !"
Toujours bien placé tout au long de la course - pour résumer en permanence dans le groupe des premiers chasseurs de Cercle Vert et Nacarat qui ont logiquement terminé premier et deuxième hier dimanche à Saint Barth', Anthony et Romain ont donc rempli leur contrat sur cette Transat marquée par un anticyclone des Açores stabilisé très sud et qui a obligé la flotte à une route particulièrement "basse" et longue. En bons régatiers soucieux de ne pas donner d'arguments à leurs adversaires, les deux marins de Bretagne - Crédit Mutuel Performance n'ont d'ailleurs avoué qu'à leur arrivée qu'ils avaient déchiré leur grand spi neuf trois jours après le départ ! Or il faut savoir que le règlement n'autorise que trois spis à bord des Figaro : un petit pour la brise et les allures portantes serrées et deux grands, sachant que le deuxième ne peut pas être un neuf. C'est donc avec un "vieux" spi et un spi réparé en pleine mer que les deux hommes ont réussi à conquérir cette jolie cinquième place "mais par moments c'était vraiment dur de tenir les autres en vitesse, notamment Banque Populaire et Macif (3e et 4e, ndr). Il a fallu s'employer".
7,19 nœuds de moyenne
Anthony Marchand et Romain Attanasio ont passé énormément de temps à la barre pour cela. Sur 22 jours et demi de mer, ils n'ont pu manger que cinq fois ensemble... cela donne une idée du travail qu'il y a eu à bord ! Au final, Bretagne - Crédit Mutuel Performance termine à moins de 4 heures du vainqueur et affiche une moyenne de 7,19 noeuds contre 7,25 noeuds pour le premier, à savoir le Cercle Vert de Gildas Morvan et Charlie Dalin... à qui Romain et Anthony n'ont pas manqué de rendre un hommage appuyé.
Une chose est certaine : Anthony Marchand aura eu le temps, pendant ces trois semaines de mer, de connaître un peu mieux le bateau (rappelons que celui qu'il utilisait l'an passé est désormais entre les mains du skipper Espoir, Corentin Horeau). Et ce sera forcément utile dans la perspective de La Solitaire du Figaro. Un détail ? Mais en Figaro, tout se joue sur des détails ! Les vainqueurs d'hier ont d'ailleurs été les premiers à le répéter.
Ils ont dit
Anthony Marchand
"Les dernières heures étaient un peu stressantes car Gedimat n'était pas très loin et on voulait absolument garder notre cinquième place. On avait dit avant le départ qu'au-delà de cinquièmes nous serions déçus, donc on se battait pour ça. Il s'est passé un truc étonnant à une dizaine d'heures de l'arrivée : on a vu un début de tornade avec un mur d'eau qui s'approchait de nous et qui est passé cinq mètres devant le bateau ! A part ça, cette Transat a été incroyable, on a à peu près tout eu entre le mauvais temps, le spi déchiré au large du Portugal, l'épisode des algues innombrables qu'il fallait retirer en permanence de la quille et des safrans, cette tornade qui n'est pas dans les manuels... Il a fallu de la volonté et on en a eu ! On a eu la niaque ! L'ambiance à bord était très bonne, vers la fin on a pu commencer enfin à partager des bons moments alors que la majorité de la course, c'était surtout de la prise de relais entre nous, on ne faisait quasiment que se croiser. Mais dans les derniers jours, on a été enfin un peu ensemble sur le pont, à raconter nos histoires... mais ce qui est dit à bord reste à bord !"
Romain Attanasio
"L'arrivée était géniale : on avait du vent au largue serré, on a pris une douche. A cinq milles de l'île, on était à fond ! Ensuite quand on commence à distinguer l'île, on était un peu soulagés parce qu'on avait distancé un peu Gedimat, qui nous menaçait clairement la nuit précédente. C'est toujours délicat l'arrivée sur une île, il faut bien gérer la navigation, les cailloux... Maintenant, on a vraiment envie de discuter avec les vainqueurs. On se demande comment ils ont fait. Ils ont réussi à passer très près de la dorsale sans être ralentis. C’était très courageux et tactiquement, vraiment bien joué !"






















