Brest, Capitale des sciences et technologies de la mer


L'année 2011 a été particulièrement fructueuse pour la métropole brestoise. Une étude scientifique inédite, classant les métropoles maritimes mondiales, a démontré son rang de tout premier plan dans le domaine de la recherche en sciences et technologies de la mer.


Brest, Capitale des sciences et technologies de la mer
Confirmation de cette excellence, l’Etat a retenu cette année plusieurs projets dans la thématique « Mer », portés par les organismes de recherche de la pointe Bretagne, dans le cadre des Investissements d’Avenir.

Brest a également organisé avec succès, au printemps 2011, la troisième édition internationale de Safer Seas, sur la sécurité et la sûreté maritimes.

En vingt ans à peine, la cité du Ponant a su bâtir des réseaux internationaux et devenir incontournable en sciences et technologies marines.

C’est une grande première. A l’instar du fameux Classement de Shanghai pour les universités, le Classement de Brest établit une comparaison des moyens et du rayonnement scientifique des grandes métropoles maritimes dans le monde.

L’étude a été initiée et réalisée à Brest par les principaux organismes universitaires et de recherche & développement en sciences et technologies de la mer.

Brest, dans le peloton de tête international

Les résultats du classement confirment le rang de tout premier plan occupé par Brest, non seulement à l’échelon européen mais aussi dans le monde.

- Avec plus de 650 chercheurs, Brest est 1ère en Europe et 4ème dans le monde derrière Qingdao, Shanghai (Chine) et Hobart (Australie).
- Brest est 1ère, ex-æquo avec Tokyo, à disposer de l’ensemble des équipements scientifiques répertoriés pour la recherche en océanographie : supercalculateur, navires océanographiques, bassins d’essais, sites d’observation, programmes de mesures in situ et centres de bases de données.
- Brest est également 1ère en France et bien située en Europe pour ses projets de recherche inscrits dans le Programme Cadre européen de Recherche et de Développement.
- Enfin, en termes de publications scientifiques, Brest est 6ème à l’échelon mondial et dans les 3 premières en Europe.

Ce potentiel, considérable, hisse Brest au rang de capitale européenne en sciences et technologies de la mer. Son excellence a été reconnue par l’Etat dans le cadre des Investissements d’Avenir.

Des projets sélectionnés par l’Etat

En 2010, l’Etat décide de mettre en place le programme Investissements d’Avenir pour permettre d’accroître le rythme de l’innovation en France et pour faire de l’enseignement supérieur, de la recherche & développement des moteurs de croissance.
Avec des organismes publics et privés, de recherche & développement scientifiques et industriels, la pointe Bretagne était particulièrement bien positionnée pour apporter des réponses d’excellence au premier appel à projets de l’Etat.
En 2011, l’Etat a sélectionné un premier volet de projets portés par des organismes scientifiques sur la thématique « Mer » :

- Un laboratoire d’excellence pour l’étude des océans, un projet de recherche océanographique porté par l’Institut Universitaire Européen de la Mer-UBO. OCEAN DANS LE CHANGEMENT devrait être consacré à l’étude des grands fonds, du climat, à l’exploration et à la valorisation de la biodiversité. Budget : 14 millions d’€ sur dix ans.

- Le développement des Energies Marines Renouvelables avec la création de l’Institut d’Excellence en Energies Décarbonées, FRANCE ENERGIES MARINES, un projet porté par des acteurs scientifiques (Ifremer, CNRS, Université de Bretagne Occidentale-UBO, ENSTA…) et industriels (DCNS, EDF, Alstom, STX, Areva). Budget : 142 millions d’€ sur dix ans.

- Le développement d’une nouvelle génération de flotteur Argo, Equipement d’Excellence, destiné à observer les conséquences du changement climatique sur les océans. Le projet « NAOS » est coordonné par l’Ifremer. Budget : 8 millions d’€.

- Le suivi de l’évolution de la banquise en continu avec le projet IAOOS, Equipement d’Excellence, porté par l’Institut Paul-Emile Victor (IPEV). Budget : 5,3 millions d’€.

- La création du CENTRE NATIONAL DE RESSOURCES BIOLOGIQUES MARINES, projet de développement européen porté par la station biologique de Roscoff afin de relever des défis scientifiques (nouvelles pathologies), technologiques (développement de démonstrateurs) et économiques (aquaculture, ostréiculture). Budget : 16 millions d’€ sur dix ans.

- La valorisation du potentiel des algues. Le projetIDEALG est porté par la Station biologique de Roscoff avec des partenariats scientifiques et industriels. Budget : 10 millions d’€ sur dix ans.

A noter que des laboratoires de recherche brestois, spécialisés dans les télécommunications, sont également impliqués dans deux projets retenus par l’Etat : l’Internet du futur (Laboratoire d’Excellence COMIN Labs) et le développement d’un Institut de Recherches Technologiques (B-COM) dont certaines applications sont maritimes.

La sécurité et la sûreté maritimes au cœur du débat

La première édition de la conférence internationale Safer Seas s’est déroulée en 2002 à Brest, en réaction au naufrage de l’Erika. Face à la croissance du transport maritime et à la nécessaire protection des ressources marines, l’objectif de la conférence est d’explorer toutes les voies d’avenir permettant de concilier ces deux enjeux.

La troisième édition, « Pour des mers plus sûres et plus propres », a eu lieu en mai dernier avec la collaboration de l’Organisation Maritime Internationale, des institutions européennes, de l’Agence Européenne de Sécurité Maritime et de la Conférence des Villes Portuaires Périphériques.

Huit cents congressistes, venus du monde entier, ont débattu durant quatre jours des défis de demain : les nouvelles routes maritimes, la prévention de la piraterie, la sûreté portuaire ou le développement du navire du futur.

L’une des originalités de Safer Seas tient dans l’importance accordée au volet technologique de la conférence. L’excellence brestoise en sciences et technologies marines y occupe une place prépondérante avec l’implication de l’Ifremer, de l’IPEV, du SHOM, de l’Université de Bretagne Occidentale, du Technopôle Brest-Iroise et aussi de grandes écoles comme l’ENSTA (Ecole Supérieure de Techniques Avancées) ou l’IRENAV (Institut de Recherche de l’Ecole Navale).

La coopération internationale des métropoles maritimes

Safer Seas 2011 a été l’occasion de créer un réseau scientifique et technologique mondial entre des grandes métropoles maritimes, « International network of marine science territories ».
Un premier groupe de partenaires a signé à Brest un protocole où il s’engage à créer les bases de ce réseau, sa gouvernance ainsi qu’un plan de travail. Une initiative issue de deux constats :
- L’océan occupe une place de plus en plus importante dans l’économie globale et joue un rôle central dans le changement climatique.
- La dégradation de l’environnement marin, en particulier les zones côtières, nécessite une adhésion de toute la communauté maritime pour développer de bonnes pratiques et une politique adéquate.

Cet enjeu nécessite la coopération de toute la communauté internationale pour accroître les connaissances sur l’océan et mettre en place de nouveaux schémas d’exploitation durable de ses ressources.

Parmi les premières métropoles maritimes engagées dans ce réseau : Kiel (Allemagne), Vigo et Barcelone (Espagne), Shanghai et Qingdao (Chine), Comodoro Rivadavia (Argentine), Veracruz (Mexique), Rimouski (Canada), Constanza (Roumanie), Haiphong (Vietnam) et, bien sûr, Brest (France).
Une première rencontre officialisant ce réseau international aura lieu le 13 juillet lors des Tonnerres de Brest 2012

Le Classement de Brest

Cette démarche a été initiée par le Technopôle Brest-Iroise avec l’Université de Bretagne Occidentale et l’Institut Universitaire Européen de la Mer (UBO-IUEM), le GIS Europôle Mer, le Pôle de compétitivité Mer-Bretagne, l’ENSTA (Ecole Supérieure de Techniques Avancées), le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine), la CCI et le CETMEF (Centre d’Etudes Techniques Maritimes et Fluviales).

Réalisée par l’ADEUPA (Agence d’urbanisme du pays de Brest) et pilotée par le Technopôle Brest Iroise, l’étude complète est consultable sur internet à l’adresse suivante : www.adeupa-brest.fr/brest-et-la-mer.php


Brest, carte d’identité

Métropole de 400 000 habitants, ouverte sur un plan d’eau exceptionnel, Brest a cinq ports : un port de commerce, un port militaire, un port de pêche et deux ports de plaisance, le port du Château, situé en centre ville, et le port du Moulin-Blanc.

Brest est la première base navale militaire du pays, siège à la fois de la Préfecture Maritime de l’Atlantique et de la flotte française de SNLE, la Force Océanique Stratégique (FOST).

C’est le premier port français pour la réparation navale civile et le plus grand port de plaisance de Bretagne avec 1 460 anneaux.
Le centre nautique de Brest est le plus important de France avec une spécialisation en voile légère et trois médailles olympiques à son actif.

Brest est aussi une ville universitaire, accueillant 24 000 étudiants, et comportant huit grandes écoles de haut niveau ainsi qu’une école doctorale d’exception : l’Ecole Doctorale des Sciences de la Mer.
Plus de 1 800 chercheurs y travaillent, dont une majeure partie dans les sciences et technologies de la mer.
Océanopolis, le parc de découverte des océans, constitue une structure emblématique pour le territoire, accueillant plus de 500 000 visiteurs par an.

Pour plus d’informations : www.brest.fr

Rivacom - 5 Décembre 2011

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Dimanche 9 Mars 2014 - 21:34 Ecoute ta mer !





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